Lumière sur le métier de coaching en tennis

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Lumière sur le métier de coaching en tennis

Plus qu’un métier, être coach de tennis permet à Jonas Sossoukpè  de remplir une mission. Il prend du plaisir à accompagner des débutants ainsi que des pratiquants qui s'intéressent à cette discipline. Exerçant le métier depuis plus de quinze ans, le coach de tennis reste confiant quand à l’avenir du tennis au Bénin. 

En quoi consiste votre travail en tant que coach de tennis ?

Le rôle d’un coach quelque soit le domaine, est avant tout la transmission d’un savoir et c’est ce que je m’évertue à faire. Initier les novices aux techniques de base du tennis et renforcer les capacités des pratiquants plus expérimentés.

Pourquoi avez-vous choisi d’être coach de tennis ?

C’est un coup du destin. Ce n’était pas mon rêve. J’étais beaucoup plus emballé par la musique que je pratique toujours. Mais je ne regrette pas de l’avoir choisi comme métier. Cela me passionne donc  je m’y suis mis.

Quels sont les avantages de ce métier ?

Les avantages sont multiples. Mais, je m’arrêterais à deux que je trouve personnellement plus importants : la liberté et les relations humaines.

Quels sont les inconvénients liés à la pratique du tennis en tant que coach ?

Heureusement, ils sont moins nombreux que les avantages. Mais ceux  auxquels on s’expose au quotidien sont les blessures physiques.

Le métier de coach nourrit-il son homme ?

Ce n’est pas le paradis. Mais les coachs qui ont la chance d’exercer dans les plus grands clubs de Cotonou où les pratiquants sont plus nombreux s’en sortent plus ou moins bien. Pour les autres, ce n’est pas le cas. Puisque ce sont les pratiquants qui font vivre le domaine et qui rappellent aussi aux coachs la joie d’exercer leur métier.

Comment devient-on Coach de tennis ?

L’inexistence d’un centre de formation dans le domaine offre à tout aspirant deux voies : la première consiste à apprendre sur le tas en autodidacte ou auprès d’un aîné. La seconde, consiste à prendre part à un stage de formation en coaching organisé tous les cinq ans environ par la Fédération béninoise de tennis à l’issue duquel des diplômes sont délivrés aux admis.

Regrettez-vous d’avoir choisi de poursuivre votre passion ?

Aucunement. Puisque comme je vous l’avais dit, c’est la force du destin. J’aime ce que je fais, je me sens bien en le faisant. Et plus encore je transmets ce savoir aux autres. Pourquoi donc regretterai-je quelque chose ? Non.

Pensez-vous alors que le tennis a de beaux jours au Bénin ?

L’espoir est permis au vu des exploits réalisés par les tennismen béninois aux différentes compétitions nationales et internationales auxquelles ils participent. Et il va falloir travailler davantage à améliorer ces résultats en mettant en place une vraie politique de développement du tennis à la base.

Le métier de coaching en tennis pourra disparaître un jour ?

Je ne pense pas. Déjà, les gens s’intéressent au tennis ici et jouent souvent.  Et tant qu’il y a de compétitions, de tournois, de joueurs, de pratiquants, ce métier vivra aussi longtemps.

Un mot, un appel à l’endroit des responsables de la Fédération béninoise de tennis et du gouvernement ?

Je les félicite pour leur dynamisme et les invite à communiquer davantage autour de leurs activités pour une plus grande visibilité du tennis béninois. 


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